Après le pays des caribous ... nous voilà au pays des kangourous
!
Ou dans la langue de Molière : « Foutue boite de vitesses » …
On a fait une entrée fracassante dans le Victoria : à peine 50 km après le passage de la frontière, on a tout à coup entendu un « tac
tac tac … » très bruyant, puis du bruit anormal à toutes les vitesses… Etant donné que ça nous était déjà arrivé, on n’a pas mis longtemps à comprendre : la boite de vitesses n°2 venait
de nous lâcher, un mois jour pour jour après avoir remplacé la précédente.
On a continué péniblement notre route jusqu’à la ville la plus proche, Portland (10 000 habitants), puis on s’est trouvé une aire de camping pour attendre lundi et envisager un plan de sauvetage : évidemment, un truc comme ça arrive un samedi matin…
La bonne chose c’est qu’on était avec Ben et Emilie : y a pas à dire, c’est mieux pour le moral, et puis l’attente paraît moins longue (bush tennis, poker, belote, Time’s Up…). Le truc c’est qu’eux aussi avait un problème avec leur voiture et devaient attendre pour la faire réparer … Oh la belle bande de loosers !!
Et puis pour faciliter les choses, la veille de tomber en panne on venait tout juste de payer le ferry pour aller en Tasmanie la semaine suivante. Heureusement qu’on avait un peu de marge, car à partir de lundi matin et pendant 5 jours, ca a été la course à la gear box !!
Galères dans l’ordre d’apparition (comme au cinéma…) :
- La casse où la gear box n°2 est garantie est à Perth : 3000km à l’Ouest …
- Une autre gear box peut nous être envoyé en camion … mais va mettre une semaine à arriver : on n’a donc pas assez de temps.
- A Portland, il n’y a pas de mécanicien disponible avant 3 jours
- La gear box n°3 trouvée dans une autre ville ne convient pas au moment d’être montée
- On reçoit d’autres pièces sensées régler le problème ... mais non !
- On recherche une gear box n°4 pendant 24h en appelant des casses à 100km à la ronde … on vous passe le nombre d’appels, mais on finit par trouver !
- On doit ensuite attendre que la voiture de Ben et Emilie soit réparée pour pouvoir aller chercher la gear box n°4
- Puis, ENFIN mise en place de la nouvelle gear box … YOUPIIIIIIIII !!!
- Et dernière galère (sinon, c’est pas marrant), attente pendant une journée qu’on nous rembourse la gear box n°3 inutilisée…
Voilà, pendant une semaine on a donc beaucoup attendu, téléphoné et cherché des solutions. Heureusement, on est tombé sur des australiens vraiment très gentils, qui nous ont bien aidés.
Pour notre dernière nuit à Portland, on a eu droit à une tempête de vents chauds venant du désert : on a bien eu peur, car on dormait en pleine forêt d’immenses eucalyptus qui pliaient dangereusement et dont les branches tombaient sur le toit du van… Au milieu de la nuit on a donc plié notre campement et trouvé un endroit sans arbre, mais les impressionnantes bourrasques ont duré toute la nuit : carrément flippant…
Nous voilà repartis sur la route, pour info on a de nouveau 10h de décalage horaire avec la France.
Au sud d’Adélaïde et jusqu’à la frontière du Victoria s’étend la Limestone Coast : côte sauvage, bordée de grandes forêts de pins et d’anciennes régions
volcaniques.
On s’est d’abord arrêté à Victor Harbour, connue pour sa colonie de petits pingouins : on pensait qu’on n’en trouvait que dans les régions froides, mais non ! Par contre, ils ne sont visibles que
le soir… Et bien sûr, il faut payer un guide sinon pas le droit d’aller les voir tout seul... On s’est donc consolé avec un phoque qui se prélassait en faisant la planche dans l’eau transparente
de Victor Harbour.
Le lendemain, on a retrouvé Ben
et Emilie, un couple de copains avec qui on bossait à Kununurra. Ils venaient d’Alice Springs et, comme nous, prévoyaient d’aller vers l’Est : on a donc décidé de voyager ensemble quelques
semaines dans le Victoria et la Tasmanie.
On est super contents, ça nous change de ne pas être toujours que tous les deux : soirées BBQ, parties de poker, de belote … et cerise sur le gâteau au camping de Victor Harbour : pas de piscine
mais un « Jumping Pillow », un immense oreiller gonflable sur lequel on peut sauter ! Vraiment excellent, mais alors crevant !
Un peu plus au Sud, on s’est baigné dans un lac d’eau salée, dont la concentration en sel est 7 fois supérieure à celle de l’océan : on flotte sans même nager, presque aussi bien qu’un
bouchon.
On s’est aussi baladé autour de Mount Gambier, région très verte avec d’immenses forêts et des lacs dont certains se sont
formés dans d’anciens cratères. On a trouvé cette région vraiment sympa, avec encore de nouveaux paysages.
Et puis on a fêté l’anniversaire de Ben : on s’est trouvé un petit campsite dans les bois à la frontière du South Australia et du Victoria sans personne à des kilomètres à la ronde. On s’est fait
une bush tartiflette ... et on en a profité pour mettre à l’épreuve nos cordes vocales en chantant « Marie Madeleine » ![]()
Adélaïde est une ville
très verte : son centre ville est entièrement entouré de parcs et jardins botaniques, et ses plages donnant sur l’océan sont vraiment sauvages malgré que ce soit en pleine ville : pas de remblais
et des dunes préservées.